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Le risque de vivre

Un avenir trop incertain me dit-on cent fois, décourage la jeunesse de former des projets, de se marier, de faire naître, tant elle ignore ce que la vie fera de ses désirs. Les nouvelles générations ont donc les épaules chargées d’un préjudice aussi affreux qu’inédit : l’incertitude du futur ! [...]
Incipit
Il y a, dans chaque époque, un bruit de fond qui prétend tout recouvrir. Le nôtre bruisse d’alertes, de notifications, d’indignations instantanées et de certitudes jetables. On y respire mal. Les mots eux-mêmes semblent parfois manquer d’air, comme s’ils n’avaient plus le temps de mûrir, de s’approfondir, de se déposer dans une conscience.
Palimpseste est né d’un refus tranquille : celui de laisser la vitesse décider à notre place de ce qui mérite d’être vu, pensé, aimé. Ici, rien ne presse. On prend le temps d’écouter un auteur oublié, de contempler un sourire de pierre, de s’émerveiller devant un paysage, de s’interroger sur un mot ancien, de reconnaître la beauté dans un geste bienveillant.
Ce blog n’a pas d’autre ambition que celle-ci : réhabiliter la profondeur dans un monde qui s’en méfie, rappeler que la littérature peut encore éclairer, que la vertu n’est pas un gros mot, que la spiritualité n’est pas un refuge mais une respiration, que la technique peut être un terrain de jeu plutôt qu’un maître exigeant.
On y croise des saints et des clowns, des philosophes et des enfants, des paysages d’Angleterre et des fragments d’Islande, des icônes et des pixels, des mots qui consolent et d’autres qui réveillent. On y parle de lenteur, de joie, de maladie, d'expressions étranges, de whisky, de lumière, de tradition, de fragilité — parce que la vie est faite de tout cela, et que rien n’est trop petit pour être regardé avec gratitude.
Palimpseste n’est pas un refuge hors du monde : c’est un lieu où l’on apprend à mieux y habiter. Un espace où l’on se souvient que la beauté n’est pas un luxe, mais une forme de fidélité. Une invitation à relire ce qui semblait effacé, à redonner voix à ce qui paraissait perdu.
Merci d’être là, de lire, de penser, de respirer avec moi.
Que chaque page soit une trace, une lumière, une manière de dire — doucement mais fermement — que tout n’est pas voué à disparaître.
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